Samedi 9 septembre 2006
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16:51
… c’est de coucher les heures dans les bras confortables d’une intime sieste en duo et d’éprouver la joie d’une étreinte moite et langoureuse nichée au creux d’un après-midi dominicale.
Là, blotti dans l’abstraction et lové dans l’oubli du temps qui passe, on s’arrête un instant et on le regarde filer en s’effleurant de mots d’amours. Puis lorsque les rires et les jeux d’enfants ont cessés de nous amuser, les draps s’animent et transforment nos deux corps en une mystérieuse chrysalide, la température monte et la lumière décline. On s’endort enlacé, dans la douceur de la fin du jour en caressant nos membres unis dans la lassitude. Le calme et la volupté règnent alors et un parfum de passion flotte dans l’air. Soudain on pense à demain. Qu’importe demain, c’est tout de suite qui compte, on aura bien le temps d’y penser… demain ! on goutte au bonheur, on nourri nos émois, on vit un instant dans l’instant, pas d’hier, ni demain, juste elle et moi aujourd’hui…
Par william
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Publié dans : proses
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Jeudi 7 septembre 2006
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18:53
Premier septembre, un léger rayon de soleil vient délicatement nous rappeler que c’est encore un peu l’été. Nous pénétrons presque dans une nouvelle saison, intermédiaire… l’abstraction de l’automne ! Ce n’est pas une vraie saison juste une subtile dégradation d’un été déjà gris et pluvieux, une pente légère qui nous mène naturellement vers les ténèbres de l’hiver. Ici il commence tôt l’hiver, ce n’est pas le blanc immaculé de la neige, le froid sec et sain, c’est le gris éternel de la pierre et du ciel avec ce qu’il faut de tristesse supplémentaire pour marquer la différence, c’est le froid insoutenable de l’air toujours humide et qui pénètre les peaux les plus coriaces. L’hiver on rentre tôt, on ne traîne pas longtemps dans les rues et les commerçants le savent bien. Seul les pubs bondés d’étudiants excités, d’irréductibles fêtards où de simples promeneurs surpris par cette étrange coutume restent imperturbablement ouverts après la lente agonie des rues qui se vident inlassablement dès la tombée de la nuit. L’hiver à Rouen c’est aussi la place de la cathédrale et son petit marché de noël où les promeneurs amoureux vaguent les yeux dans les yeux et les cœurs dans les mains, déambulant au milieu de ces petits cabanons entassés au pied du merveilleux édifice. C’est ce cœur palpitant de la ville blotti au plus profond de l’hiver normand, ténébreux. C’est l’euphorie des fêtes de fin d’année, et des recherches de cadeaux à travers les vitrines racoleuses. On dirait presque un printemps ce matin ! Si la lumière tellement particulière ne venait pas briser l’illusion. Ici c’est aussi ça l’hiver une énorme imposture, une chaleur réel et familière derrière l’austérité et la grisaille.
Par william
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Publié dans : rouennaises
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